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Internet : la conversation sans voix

Internet à supprimé la voix dans nos conversations. Je pratique la conversation (et la radio) à haute dose depuis de nombreuses années. Sur internet je suis frappée de voir comment la voix disparait peu à peu de nos échanges. Le succès des podcasts des radios hertziennes ou de la voix sur IP (Skype) n’y changent rien : la voix n’est plus dans le radar des utilisateurs du web (je ne parle pas de musique, mais de la voix dans les échanges).

La star de la conversation en ligne aujourd’hui c’est l’écriture. Une récente étude du GIIC (« Centre d’analyse de l’industrie de l’information »… étude relayée par Wired et Internet Actu) montre une très nette augmentation de l’écrit dans nos consommations de l’info depuis quelques années. Nous consommons en moyenne plus de 100 000 mots par jour tout media confondus, dont 36% sont écrits.

Mais combien de mots échangés sur internet sont entendus ? Mis à part Skype, qui emprunte l’accès mais pas le navigateur, les contenus du web ou l’on entend des voix, sont rares. La voix du web aujourd’hui, c’est la messagerie instantanée : c’est nos messages via Facebook, nos mails, nos blogs. Tous écrits. Avec le son et la voix, on avait accès à d’autres infos : les « signaux faibles » de la voix. Une voix transmet des mots porteurs d’ intentions et/ou d’ émotions. Ce sont les hyperliens de l’émetteur (comme la séduction, la colère, le bonheur…). Avec internet, il va falloir apprendre à écouter entre les lignes…, à décoder « l’hypermotion » ou l’ »hypertention » de la conversation. J’en reparlerai bientôt…

Savons-nous rechercher de l'info sur internet ? Apparemment non…

Selon vous, à quoi reconnait-on une information de qualité sur internet ?
A la rapidité de l’affichage des pages !
C’est ce que répondent une majorité d’étudiants de l’enseignement supérieur en Belgique, à l’étude de l’ASBL Edudoc et le Conseil inter-universitaire francophone (CIUF). 1.865 jeunes ont répondu à l’enquête.
Habitués de Google, MSN ou Wikipédia, les digital natives n’obtiennent qu’une note moyenne de 7,67 sur 20 dans leur connaissance de la recherche d’info sur le web. Pire encore, 93% d’entre eux ne décrochent pas la moyenne de 10/20

On pourrait penser que ce sont les étudiants qui disposent d’une connexion Internet à domicile qui réalisent le meilleur résultat. Tout faux! Ce sont eux qui se trompent le plus souvent. Parmi les erreurs commises le plus souvent, citons le recours systématique à Internet aux dépens des ressources traditionnelles de la bibliothèque (ils ne sont que 1,2% à indiquer avoir recours aux bases de données bibliographiques).
Moins de 15% savent qu’ils doivent toujours identifier une source, même lorsque leurs informations proviennent d’une page web. Et on s’étonne que les universités et les Hautes Ecoles doivent s’équiper de logiciels anti-plagiats pour scanner les travaux de fin d’études.

Les jeunes indiquent encore préférer la télévision aux livres pour trouver leurs informations. Enfin, l’étude révèle que les résultats des jeunes s’améliorent en fonction du niveau d’enseignement de la mère. Celui du père est moins influent.

A quand des cours de formation à l’internet, dès l’école ?



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